Les Transférés, de Kate Blair

Résumé :

Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d’une société qui touche à la perfection.
C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À 16 ans, elle est la fille chérie d’un politique qui se voit déjà Premier ministre d’Angleterre. Atteinte d’un simple rhume, au plus grand dégoût de son entourage, elle doit subir son premier transfert. Mais à l’hôpital, Talia sauve une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vit seule avec son grand frère, Galien, dans les ghettos.

Grâce à Galien, Talia découvre l’envers du décor et l’horreur d’un système où seuls les plus riches ont le droit à la santé.
Pour changer une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais, Talia devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et combattre tout ce en quoi elle a toujours cru… y compris son propre père.

 

 

Mon avis :

Les Transférés est une dystopie typique. J’ai choisi ce livre d’après son résumé qui nous met parfaitement dans l’ambiance avec un thème que je n’avais pas encore lu.

En effet, les malades se voient transférer leurs maladies à des criminels condamnés. Les condamnations varient en fonction de la gravité de l’infraction et en conséquence, les criminels peuvent recevoir une maladie bénigne comme le rhume ou la gastro ou une plus conséquente comme la tuberculose ou la méningite bactérienne.

Thalia, jeune fille d’un des candidats à la Présidence de l’Angleterre se voit, un jour où elle-même va transférer sa maladie, se confronter à une situation qu’elle va juger dangereuse et sauver une jeune fille. Cette situation poussera Thalia dans un imbroglio politique et elle découvrira que les apparences sont trompeuses.

Décidée à retrouver cette jeune fille qu’elle croit en danger elle va se retrouver dans le ghetto, là où tous les criminels cohabitent.

Elle fera la connaissance de Galien qui lui fera découvrir l’envers du décor d’une politique si linéaire : les uns débarrassés des inconvénients et parfois malheureux effets d’une maladie, les autres receveurs de pathologies potentiellement dangereuses, voir même mortelles ou totalement incapacitantes (selon les effets de certaines) ; un total mépris des uns pour le confort des autres, même si le tout est enrobé d’un idéal politique, en prol d’une société parfaite…

Thalia va s’impliquer et jouer de sa situation privilégiée pour défendre les idéaux qu’elle découvre différents de ceux qu’elle croyait justes et équitables.

L’écriture est fluide et nous sommes immergés dans l’histoire. Le thème est différent et j’ai bien aimé découvrir ce décor. Cependant, j’ai trouvé l’histoire peu développée. J’aime les livres courts. Je ne suis pas une aimante des pavés, mais je pense que le monde aurait pu être développé de manière substantielle ; il y aurait lieu d’approfondir certains passages voir le monde en lui-même.

Il y a peu de personnages et le récit manque de profondeur. Le rythme est donné mais pourtant la vitesse peut être vue comme un manque de substance. Ceci dit, l’histoire est plaisante et prenante. Peut-être est-ce dû au réalisme ou à l’attachement ressenti vis-à-vis des personnages? En tous les cas, et malgré ses défauts, c’est une dystopie jeunes adultes tout à fait agréable.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture parce que facile à lire, légère et rapide. Moi j’aime les histoires comme ça : simples et efficaces, qui me font passer un agréable moment de lecture sans prise de tête où je peux m’évader avec les personnages pendant les quelques heures où je les rejoins.

Le site internet de l’auteure, ici.

 

Merci de m’avoir lu 🙂

Isa

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