Robopocalypse de Daniel H. Wilson

Résumé :

L’homme a créé l’intelligence artificielle. Mais toute créature finit par se retourner contre son créateur. L’IA a compris que pour sauver la planète, elle devait éliminer l’espèce humaine. Et le réseau qu’elle utilise est connecté à chaque aspect de nos vies. Ça commence par nos téléphones portables, nos GPS et Internet. Puis, les jouets de nos enfants.
La guerre contre nos propres machines est en marche. La résistance est une question de survie.

 

Mon avis:

Robopocalypse commence directement dans l’action, nous sommes plongés dans le bain des robots dès les premières lignes. Nous découvrons avec effroi qu’une Intelligence Artificielle (IA) a échappé au contrôle de ses créateurs. C’est effrayant. L’histoire est d’un réalisme époustouflant parce que nous avons l’impression, nous, humains actuels, d’entrer actuellement en plein dans cette ère d’IA qui se développe de façon conséquente. Nous sommes certainement influencés par des récits comme celui-ci mais il est vrai que l’avancée dans ce domaine soulève des points éthiques et toute forme de copie du cerveau humain nous mène, inéluctablement, à des questionnements d’ordre existentiel.

L’histoire est divisée en cinq parties. Tous les chapitres relatent un événement en particulier et ensemble l’action se déroule, fluide, rythmée et très descriptive:
La présentation de Robopocalypse se fait par le récit d’incidents isolés. Ceux-ci relatent très bien la peur et l’incrédulité des humains face à des événements dont ils ne percevaient pas l’ampleur— qui pourrait croire que les machines, créées et contrôlées par l’homme puissent, de leur propre chef, se retourner contre eux ? Puis, arrive l’heure de l’attaque où les humains se rendent compte que les machines cherchent à les annihiler. Ensuite, c’est l’heure pour les humains de trouver un moyen de rester en vie. L’avant-dernière partie est la prise de conscience que les machines peuvent être des alliés indispensables pour arriver au dernier espoir, celui où les humains, en alliance avec les machines, forment une force suffisamment puissante pour détruire l’IA.

Il serait difficile de réaliser un récit tel que celui-ci, avec autant d’aspects techniques et de descriptions détaillées sur toutes les diverses machines, sans la formation de base de l’auteur. Il peut arriver qu’on n’intègre pas tout à fait la technicité omniprésente de l’histoire mais pour ma part, cela ne m’a pas découragé, même si cela peut être lassant dans certains chapitres, je le conçois.

Ce livre a une connotation presque prémonitoire ou prévisionnelle. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi, je considère ces événements comme tout à fait possibles et elle fonctionne un peu comme mise en garde. Je sais, c’est pousser le bouchon un peu trop loin 🙂 mais là encore, le caractère réaliste du récit est si poignant que nous ne pouvons pas lire quelques chapitres sans s’imaginer notre société dans quelques années…. Quelques bonnes années…

Quant à la narration, elle est faite du point de vue de plusieurs personnages et tous, ont un impact sur le déroulement de l’histoire. Ils sont courts, ce qui donne le rythme du récit. Nous retrouvons donc les frères Wallace, qui sont pour moi les plus impactant, mais le personnage qui m’a le plus intrigué est celui de Mathilda. Par ailleurs, j’ai apprécié les Freeborn ; avoir des chapitres du point de vue d’un robot est tout aussi intéressant. L’intelligence de Takeo Nomura peut être comparée à Archos lui-même puisque il a su déjoué l’IA en personne avec son interprétation et sa compréhension des machines, ce qui relève du génie.

Mais celui qui m’a chamboulé, intrigué, énervé et contradictoirement plu est le personnage d’Archos— l’IA par excellence. Il nous surprend, nous énerve, nous émerveille et nous donne envie de retourner dans le moyen-âge où les préoccupations sont mineures, car centrées sur d’autres besoins fondamentaux.
Note : Ce n’est pas totalement vrai… C’est au Moyen-Âge que débute l’intérêt pour les machines visant substituer ou plutôt copier le cerveau humain ; la fascination pour les automates débutent pendant cette période. Mais notons bien qu’à l’époque, les inventions de ce genre étaient associées à la magie, dans l’espace entre fascination et monstruosité ; pour beaucoup, sous les entités machiavéliques de l’enfer…

Bref… 

Passé cet aparté, Robopocalypse est un roman que je ne peux que recommander à tous les amateurs de sci-fi. Il est d’ailleurs en voie d’adaptation cinématographique par (ni plus ni moins) Mr Spielberg en personne ! Et si vous me permettez un autre aparté, avec Chris Hemsworth dans le casting (aaahhhhh !)

Si je devais décrire le livre en quelques lignes :
« Un auteur qui a su travailler le texte avec une quantité suffisante de descriptions, de chapitres et de scènes. Le récit est si vif, que nous avons l’impression de lire un film. Une réussite qui comble les amateurs de Sci-fi. »

La suite:

 

Si vous êtes curieux à propos de l’auteur, son site web c’est ici.

 

Note: vidéo à venir…

Merci de m’avoir lu
A bientôt
Isa

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