Que faire de ma vie

la vie en réfléxion

C’est vrai, que faire véritablement de sa vie?

Je me suis souvent posé cette question. Si je réalise un feedback de mon parcours, je constate que je n’ai jamais véritablement été sûre de ce que je voulais faire de ma vie. Je n’ai jamais été une de ces personnes qui savaient depuis l’âge de leurs six ans quel métier ils voulaient faire : à quel âge se marier et faire des enfants par exemple. Je connais des personnes comme ça. Je n’en suis pas une.
Ma vie a été un méli-mélo de doutes, de choix peu éclairés et de décisions hâtives.

Pour vous donner une courte idée de mon parcours, je suis venue en Suisse alors que j’avais trois ans. Ma scolarité a été sans encombre ; je n’étais pas excellente, mais je n’étais pas mauvaise non plus. A quatorze ans, je suis partie au Portugal (par décision parentale uniquement). Là, de meilleures notes mais une grande tristesse ; je ne m’identifiais pas avec la vie confinée et restreinte des petits villages aux mentalités fermées mais aux bouches bien ouvertes pour commérer sur la vie de tout le monde. Bref, j’étais une fille moyenne, vivant une vie ordinaire et devant, à un moment donné, faire des choix.

Alors si vous voulez savoir j’ai eu, je pense, au moins une vingtaine d’idées de carrière allant d’astronome à enseignante, policière à animatrice télé…

Un jour, j’ai décidé de faire l’armée. Et oui. Pendant presque 5 ans et demi j’ai servi dans l’Armée de l’Air portugaise où j’ai excellé avec le gain de deux prix (ouais ben, je me suis donnée à fond !). Ensuite, je me suis lassée. Je n’y voyais pas mon bonheur.
J’ai décidé de faire les examens pour devenir infirmière. Ce choix c’est surtout porté sur la stabilité de cette carrière et sur le besoin constant de professionnels de la santé sur le marché du travail.

Arrive ensuite la crise.

J’ai été touchée de plein fouet et ça a fait mal ! Mais j’en ai profité pour repartir en Suisse avec, en poche, mon diplôme.

Je découvre le métier.

J’aime l’idée du métier de Soignant ; celui qui est au chevet du patient, qui lui donne de l’entrain pour surmonter la maladie et rétablir ses pertes d’autonomie…
Il y a énormément à dire sur ce métier mais je ne vais pas m’étendre, ce n’est pas le sujet.

 

Alors que faire lorsque rien ne semble vous convenir ?

Faites vos choix. On ne regrette rien à partir du moment où nous sommes les décideurs de notre vie.
Les chemins que nous parcourrons sont parfois difficiles, mais ils font partie de notre expérience de vie et souvent, ils nous mènent à des destinations bien plus intéressantes.
Á un moment ou à un autre, nous découvrons ce qui nous fait pétiller, ce qui nous rend le sourire et ce qui nous obsède. Pour moi, après un mariage raté (ou en reconstruction), une porte s’est ouverte— j’ai découvert mon goût pour la lecture et avec ça, celui pour l’écriture.
Si je réfléchis bien, j’ai toujours aimé écrire. Mais je me suis toujours dit que ce n’était pas pour moi, que c’était bien trop académique. Je me trouvais des excuses en fonction de mes propres craintes.

Je suis heureuse lorsque j’écris. Je suis heureuse lorsque je lis.

Petit à petit, j’ai laissé mon esprit ouvert à cette possibilité que je pouvais être plutôt une artiste, un genre de personne qui se laisse allégrement vaguer à ses pensées, qui est envahie par des pensées logiques, des équations de sens en tout genre, du genre à réaliser du travail créatif, à élaborer un champ de travail qui correspond à ce qui se passe effectivement en soi— ma personne, mes pensées, mon raisonnement. Artiste et raisonnement ? Une combi dichotomique ?

(Sourire)

Ma tête a été envahie d’histoires, de personnages et de mondes. Au fil des jours, des personnages m’ont tellement envahi que j’ai commencé à écrire. Je le fais parce que j’en ressens le besoin. Je le fais, parce que ma tête bouillonne de sujets, d’interrogations et de réflexions. Je le fais parce que ça m’apporte un sourire supplémentaire ; un sourire qui s’étend au-delà de mes journées. Un sourire qui reste collé dans mes pensées.

Je peux ne pas savoir quoi faire de ma vie, mais c’est grâce à mes vécus que j’ai pu comprendre qui je suis.
Laissez-vous emporter par vos besoins qui vous caractérisent. Laissez-vous rêver. Laissez-vous imaginer la vie que vous aimez, ou celle que vous aimeriez.
Pensez à ce qui vous ferait plaisir. Pensez, aux raisons pour lesquelles vous ne le faites pas. Pensez, à ce qui vous rend heureux. Et si vous ne pouvez pas rêver tout de suite, gardez ça dans un petit coin de votre tête — elle saura quand le faire ressortir et là, ce sera le bon moment !

Merci de m’avoir lu.

J’espère vous revoir bientôt

Isabel

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